Qui contrôle les restaurants dans le canton de Vaud ?
L’Office de la consommation, l’OFCO. Il réunit l’inspection des denrées alimentaires et les laboratoires du chimiste cantonal. C’est lui qui contrôle, pour le canton, les établissements qui manipulent des denrées alimentaires, cafés, bars et restaurants compris.
Ses pages décrivent l’inspection en des termes proches de ceux de la loi fédérale : les denrées, l’hygiène, les locaux et le matériel, la documentation d’autocontrôle, et une évaluation du risque de l’établissement. Pour une question précise sur votre établissement, c’est l’OFCO qui renseigne.
À quelle fréquence l’OFCO passe-t-il ?
Au moins tous les deux ans pour un restaurant qui a sa propre cuisine. La règle est fédérale et vaut dans tous les cantons : l’ordonnance fixe l’intervalle maximal entre deux contrôles de base selon la catégorie de l’établissement (OPCNP art. 7 et annexe 1).
| Établissement | Contrôle de base au moins tous les |
|---|---|
| Restaurant, café ou bar avec cuisine | 2 ans |
| Établissement sans cuisine | 4 ans |
| Traiteur, catering, restauration pour événements | 2 ans |
Un contrôle peut aussi venir plus tôt : après un manquement, sur soupçon, après un changement important ou quand le risque augmente (OPCNP art. 8).
Le contrôle est-il annoncé ?
Non, en règle générale. L’ordonnance fédérale prévoit des contrôles sans préavis, sauf si un préavis est nécessaire et dûment justifié (OELDAl art. 4 al. 2). L’établissement assiste gratuitement l’inspecteur et lui fournit les échantillons et les renseignements demandés (LDAl art. 29).
L’inspection se fait en règle générale en présence de la personne responsable ou de son remplaçant (BPHR, chapitre 5.3). Le guide de la branche, que l’État de Vaud met en ligne, est d’ailleurs la meilleure lecture pour savoir ce que l’OFCO attend du classeur.
Combien coûte un contrôle de l’OFCO ?
Rien, tant qu’il ne donne lieu à aucune contestation (LDAl art. 58). Avec un manquement, le règlement vaudois facture le temps consacré à 120 CHF l’heure ou la fraction d’heure, avec un plafond de 1'000 CHF par inspection (RE-CDA art. 5). Un avertissement coûte 50 CHF (art. 7), et des débours, dont le déplacement, peuvent s’ajouter (art. 8).
| Durée facturée | Montant selon le RE-CDA |
|---|---|
| 1 heure | 120 CHF |
| 1 h 20, comptée comme 2 heures entamées | 240 CHF |
| 3 heures | 360 CHF |
| Plafond par inspection | 1'000 CHF |
La ligne de 1 h 20 applique la règle de la fraction d’heure telle que nous la lisons. Ce règlement date de 2004 et se réfère encore à l’ancienne loi fédérale de 1992. La page de l’OFCO ne publie pas de tarif : l’office confirme celui qu’il applique. Le droit fédéral plafonne de son côté l’émolument à 4'000 CHF par inspection (OELDAl art. 112 al. 2).
Que regarde l’inspecteur vaudois ?
Le classeur d’autocontrôle, les températures, les denrées, les locaux et ce que sait le personnel. La loi fédérale lui demande de vérifier en particulier l’autocontrôle, l’hygiène et les connaissances du personnel, les denrées, les locaux, les installations et les procédés (LDAl art. 30 al. 2).
En cuisine, les points qui se vérifient en quelques minutes :
- les relevés de température des frigos et de la chambre froide, datés et signés
- les dates et l’étiquetage des préparations maison
- la traçabilité : retrouver le fournisseur d’un produit pris au hasard
- les allergènes et les provenances indiqués sur la carte ou disponibles sur demande
- le plan de nettoyage et la lutte contre les nuisibles
- vos thermomètres, comparés à ceux de l’inspecteur (BPHR, chapitre 5.1.3)
Que se passe-t-il après un contrôle non conforme ?
Un rapport écrit et des mesures. Quand les exigences ne sont pas remplies, l’autorité prononce une contestation (LDAl art. 33) et notifie le résultat par écrit (art. 32). Elle peut exiger que vous établissiez la cause d’un défaut, l’éliminiez et l’en informiez, interdire un procédé ou un local, et, en cas de danger direct majeur pour la santé, fermer l’établissement (art. 35).
Vous pouvez faire opposition à une décision dans les 10 jours devant l’autorité qui l’a prise, puis recourir dans les 30 jours (LDAl art. 67, 69 et 70). Le délai exact figure sur la décision. Les rapports de contrôle ne sont pas publics (LDAl art. 24 al. 4).
Les textes lus
- Office de la consommation (OFCO), inspection des denrées alimentaires, Pages officielles de l’État de Vaud
- Règlement fixant les émoluments perçus par les organes de contrôle des denrées alimentaires (RE-CDA), canton de Vaud, BLV 817.11.1, art. 5, 7 et 8, version en vigueur depuis le 1.1.2006
- Loi fédérale sur les denrées alimentaires et les objets usuels (LDAl), RS 817.0, art. 24, 29, 30, 32, 33, 35, 58, 67, 69 et 70, état au 1.10.2024
- Ordonnance sur l’exécution de la législation sur les denrées alimentaires (OELDAl), RS 817.042, art. 4 et 112, état au 15.7.2026
- Ordonnance sur le plan de contrôle national pluriannuel (OPCNP), RS 817.032, art. 7, 8 et annexe 1, état au 1.1.2026
- Guide des bonnes pratiques dans l’hôtellerie et la restauration (BPHR), 2e édition 2019, validé par l’OSAV, chapitres 5.1 à 5.3
Textes lus le 29.10.2026. Cette page informe, elle ne remplace pas l’autorité compétente, qui tranche pour votre cas.




Comment se préparer au passage de l’OFCO ?
En faisant passer quelqu’un avant lui. Un contrôle sans préavis se prépare toute l’année, par un classeur tenu à jour et une équipe qui sait où il est. La veille, il est trop tard.
Nous passons dans les établissements vaudois proches de Fribourg, comme ceux de la Broye, de la même façon que l’inspecteur, hors service. Vous recevez un rapport écrit, chaque point classé urgent, important ou à surveiller, avec ce qu’il faut faire dans l’ordre. Si le rapport ne relève rien d’urgent ni d’important, nous vous remboursons sous 30 jours.